Lexique des volailles de fêtes

Un petit lexique rapide histoire de savoir ce qu’on mange :

La base :

s’il n’est pas inscrit « en plein air », la bête a été élevée toute sa vie dans un hangar. Les industriels vantent le grand espace de ces lieux d’élevage (plusieurs milliers de m²) en oubliant la densité d’élevage : de 20 à 42 kg de poids vif au m², c’est à dire jusqu’à 20 poulets par exemple. Imaginez 200 poulets dans votre chambre de 10 m² et arrêtez de vous plaindre dans le métro aux heures de pointe !

Le chapon :

Produit phare de noël, le chapon est un coq castré. Bon, même pour nous autres mâles, ça nous choque pas trop. Une question : avez-vous vu des petits bouboules pendre à l’arrière des coqs ? Ben non, les testicules sont dans le thorax, près des reins. Donc on prend le jeune coq, on ouvre entre deux côtes sous les ailes, on coupe les testicules et on recoud. Pas de panique, le budget anesthésie est raisonnable. Il est même inexistant, des bouchons anti-bruit suffisent. La couleur blanche de la chair ? Il suffit d’enfermer la bête dans le noir plusieurs jours avant abattage, dans un petit espace pour qu’il engraisse.

La poularde :

Ben c’est la même ! C’est une poule castrée pour ne pas pondre …

La dinde :

Si elle n’est pas de plein air, c’est qu’elle a passé sa vie à attendre la mort dans un hangar. A savoir : certaines variété sont tellement obèses (celle pour faire les fameuses escalopes de dinde si bonne pour les régimes) qu’il faut masturber les dindons mâles pour inséminer les femelles pour la reproduction vu qu’il est incapable de monter sur sa dinde. Personnellement, j’aurais adoré voir la tête de monsieur l’ambassadeur qui me demanderait mon métier en me tendant des chocolats enveloppées d’or que je suis « branleur de dindon ».

Je ne reviens pas sur le gavage des canards et oies et tout le reste.

Mon but n’est pas de vous dégoûter de la viande mais de faire prendre conscience que derrière ce plaisir de fin d’année, il y a une vie de souffrance pour un animal sensible. Alors, le moins qu’on puisse faire, c’est le manger « en conscience » et ne pas gâcher !

Belle fêtes à tous.

PS : la photo est celle d’un élevage touché par une maladie, c’est pas comme cela dans tous mais c’est fréquent …

 

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