Tu aimes les légumes ?

Et tu sais que les meilleurs légumes du monde, ce sont ceux que tu as fait pousser toi même avec tes petites mains pleines d’amour, de doigts et de terre !

Problème : tu n’as jamais jardiné, tu n’y connais rien, en vrai tu ne sais même pas nommer la moitié des légumes que tu vois au marché et en plus, tu n’as pas de jardin !

Or des Soucis va illuminer ta journée : nous te proposons une formation, dans notre jardin, pour apprendre à faire pousser les légumes façon permaculture sans pesticides, de t’exercer de nombreuses heures selon un planning personnalisé et même de rentrer avec une partie de la production pour pouvoir te faire de bonnes soupes en hiver, des salades en été et des poêlées quand tu souhaites, tout ça sous la guidance bienveillante d’une maraichère et formatrice professionnelle.

A cet instant, tu as les yeux qui brillent mais tu te dis : « Une telle formation ne doit pas être à la portée de ma bourse ! » Que nenni ! C’est une proposition GRATUITE !!!

Alors tu te dis : « elle est où l’arnaque ? » Ben y’en a pas. En fait, on souhaite faire un potager partagé pour avoir du renfort au jardin et partager l’abondance que nous offre la Terre.

Le « casting » est clos pour le moment.

Le sucre glace : pourquoi acheter alors que l’on peut faire ?

Pour certaines douceurs sucrées, nous avons besoin de sucre glace. En supermarché, vous allez pouvoir en acheter conditionné en général en 500g. On en utilise 1/3 voir la moitié du pot puis ça reste des années au fond du placard.

Cette denrée n’est pas périssable mais malgré l’ajout d’amidon elle va être sensible à l’humidité. De plus son coût est délirant !! Vous pourrez le trouver de 2,58€ le kilo, lors qu’il est fabriqué avec du sucre blanc raffiné qui lui coûte environ 1 € le kilo (soit 2,5 fois plus cher) jusqu’à 11,15€ le kilo en bio alors que nous pouvons achetez le sucre roux bio en vrac à environ 2,55€ le kilo (soit 4,3 fois plus cher). Et pourquoi ne pas jouer sur l’effet mode du « commerce équitable » en le vendant à 26€ le kilo…

En tout cas, nous ne nous posons plus la question de comment faire pour consommer du sucre glace face à des industriels qui abusent même sur de simples produits du quotidien.

Qu’est ce que le sucre glace ? C’est du sucre passé au robot mixer environ 10 à 15 secondes pour en faire une poudre. Plus besoin d’en acheter mais juste de le faire au moment ou vous en avez besoin.

Vous pouvez faire de même pour le sucre glace qui coûte aussi très cher !! Une gousse de vanille et du sucre dans le robot et le tour est joué. Vous obtenez du sucre glace vanillé que vous pouvez conserver dans un pot en verre.

J’me f’rais bien des lasagnes, moi !

Enfin, c’est surtout pour illustrer ce qu’implique d’être “en transition” vers une vie plus saine et pourquoi ça conduit à l’autonomie alimentaire.

Allons au magasin :

Donc, j’ai envie de manger des lasagnes. Comme j’ai pas le temps et que je suis un peu feignant, je me dis que je vais aller en acheter au supermarché. Après tout, de braves industriels de l’agro-alimentaire travaillent pour nous rendre la vie plus simple et plus belle en cuisinant pour nous avec amour des bons petits plats qu’il suffit de mettre au four.

Je prends une première barquette (Toupargel) et regarde la composition :

lasagnes maximo

Bon, déjà, le premier ingrédient c’est de l’eau alors que quand on fait des lasagnes, on en met pas : les joies de l’industrie alimentaire qui travaille avec des poudres réhydratées ! Bon, faisons abstraction.

Par contre, quand je lis “viande origine UE des 15”, avant, j’imaginais de jolies vachettes gambadant dans les montagnes allemandes aux côtés d’une Gretchen à couettes … Maintenant, je visualise de vieille pauvres vaches roumaines blindées d’antibiotiques et d’hormones abattues dans des conditions déplorable en fin de carrière, c’est à dire vers 5 ans, comme si on partait à la retraite à 20 ans, sauf que la retraite c’est l’abattoir, pour devenir du minerai de viande surgelé qui va passer d’entrepôts en entrepôts avant sa destination finale… Y’en a beaucoup mais c’est pas très appétant ! Au passage, viande bovine n’est pas synonyme de “steak haché de bœuf” : en effet, le steak haché est réglementé et, pour faire simple, doit être composé de viande alors que “viande bovine” peut inclure une grande quantité de tendons et autres cartilages broyés avec les restes de carcasse. Ajoutons qu’il n’y a aucune traçabilité sur le minerai de viande : impossible de savoir d’où viennent les bêtes !

Sinon, le reste, on sait pas d’où ça vient ni comment ça a été produit. En particulier, le concentré de tomate me dérange fortement : soit il vient de Chine et a parcouru des milliers de kilomètres, soit il vient d’Italie et a été produit par des esclaves. Non, le terme n’est pas trop fort, il y a des articles à ce sujet.

Le lait ne m’inquiète pas sanitairement car il a été décomposé en usine, plus de trace d’antibiotiques ni hormones hormis la tristesse des vaches laitières d’élevage intensif.

Le reste des ingrédients industriels (E471, E330, etc.) me plaît pas trop non plus.

Lasagnes Picard

Bon, ici (Picard), ça commence bien : le premier ingrédient n’est pas de l’eau mais … du lait réhydraté, c’est-à-dire de l’eau et du lait en poudre ! Les coquins !!!

Moins de viande mais elle vient de France. Est-ce un gage de qualité ? Je ne pense pas car il s’agit sans doute de minerai de viande issu de vache laitière de réforme donc là encore des animaux ayant eu une vie pas très plaisante et ayant reçu de nombreux traitements sanitaires. Il faut savoir qu’une vache “de compétition” produit environ 28 litres par jour contre 4 litres pour une vache de race à viande. Pour obtenir de telles performance, il faut maintenir et stimuler les vaches à coup d’antibiotiques, d’hormones, d’aliment concentré et d’ensilage, du maïs fermenté qui abîme le foie des vaches.

Bon point : les œufs issus de poule élevées en plein air. Pour le reste, trop de flou pour savoir si ce produit rempli mes attentes en termes éthiques et environnementaux. Suivant !

Lasagnes Findus

Bon, là (Findus), on est chez les rois de l’arnaque !

Premier ingrédient : Béchamel ! Ça donne envie, sauf que là encore, c’est de l’eau et de la poudre. Toujours les poules élevées en plein air et, oh surprise, de la viande race Charolaise origine France !!! Bon, ça reste du minerai de viande mais quand on est en procès pour avoir vendu des lasagnes au cheval, on soigne la traçabilité de sa viande. Du coup, y’en a beaucoup moins. Sinon, pas trop d’additifs mais c’est pas l’éclate pour autant, surtout, que comme pour toutes les autres, on ne sait pas combien il y a de sang sur les tomates (j’insiste, mais des gens meurent vraiment pour nous nourrir).

Lasagnes casino bio.jpg

Ici, plein d’astérisques : c’est du bio (Casino) ! Est-ce le Graal pour autant ? Ben non ! Déjà, on se dit : « Super, 27 % de viande, c’est gourmand !!! » sauf que c’est 27 % de 50,5 % de la sauce, donc moins de 14 %. Et ça reste du minerai, même s’il est bio. Après, c’est vraiment pas si pire mais elles coûtent un bras !

Les faire ?

Ben oui, les lasagnes, on les fait !!! Pour la recette, c’est simple, j’en ai trouvé une sur internet qui est excellente car réalisée dans un ordre logique et bien illustrée, elle est là : recette de lasagne 100% maison

C’est pas trop cher ?

Et bien non !

Dans ce tableau, les principaux ingrédients, à des tarifs d’achat en bio et en local, donc chers par rapport aux supermarchés :

Coûts matières premières

Ici, les coûts des transformations intermédiaires :

BéchamelPâte à lasagnes

Et là, le coût final et la comparaison avec les prix du commerce.

Coût lasagnes.pngPrix lasagnes.png

En plus, dans un grand plat, vous en faites 2kg ce qui permet d’en congeler la moitié pour une prochaine fois !

Alors, manger des lasagnes écologiques, éthiques et saines, c’est pas si cher, non ?

Lexique des volailles de fêtes

Un petit lexique rapide histoire de savoir ce qu’on mange :

La base :

s’il n’est pas inscrit « en plein air », la bête a été élevée toute sa vie dans un hangar. Les industriels vantent le grand espace de ces lieux d’élevage (plusieurs milliers de m²) en oubliant la densité d’élevage : de 20 à 42 kg de poids vif au m², c’est à dire jusqu’à 20 poulets par exemple. Imaginez 200 poulets dans votre chambre de 10 m² et arrêtez de vous plaindre dans le métro aux heures de pointe !

Le chapon :

Produit phare de noël, le chapon est un coq castré. Bon, même pour nous autres mâles, ça nous choque pas trop. Une question : avez-vous vu des petits bouboules pendre à l’arrière des coqs ? Ben non, les testicules sont dans le thorax, près des reins. Donc on prend le jeune coq, on ouvre entre deux côtes sous les ailes, on coupe les testicules et on recoud. Pas de panique, le budget anesthésie est raisonnable. Il est même inexistant, des bouchons anti-bruit suffisent. La couleur blanche de la chair ? Il suffit d’enfermer la bête dans le noir plusieurs jours avant abattage, dans un petit espace pour qu’il engraisse.

La poularde :

Ben c’est la même ! C’est une poule castrée pour ne pas pondre …

La dinde :

Si elle n’est pas de plein air, c’est qu’elle a passé sa vie à attendre la mort dans un hangar. A savoir : certaines variété sont tellement obèses (celle pour faire les fameuses escalopes de dinde si bonne pour les régimes) qu’il faut masturber les dindons mâles pour inséminer les femelles pour la reproduction vu qu’il est incapable de monter sur sa dinde. Personnellement, j’aurais adoré voir la tête de monsieur l’ambassadeur qui me demanderait mon métier en me tendant des chocolats enveloppées d’or que je suis « branleur de dindon ».

Je ne reviens pas sur le gavage des canards et oies et tout le reste.

Mon but n’est pas de vous dégoûter de la viande mais de faire prendre conscience que derrière ce plaisir de fin d’année, il y a une vie de souffrance pour un animal sensible. Alors, le moins qu’on puisse faire, c’est le manger « en conscience » et ne pas gâcher !

Belle fêtes à tous.

PS : la photo est celle d’un élevage touché par une maladie, c’est pas comme cela dans tous mais c’est fréquent …

 

5 questions à « les essentielles du clos »

Aujourd’hui, nous avons posé 5 questions à Véronique qui vend des huiles essentielles : http://lesessentiellesduclos.fr/

Bonjour Véronique , parle nous de toi et de ton activité.

Bonjour, j’aime beaucoup la nature, les fleurs et le bien-être. Je suis passionnée par les huiles essentielles et il me semblait naturel de me former en aromathérapie. La vente correspond à mon désir de partager quelque chose dont je crois. N’ayant pas de formation médicale, je ne suis donc spécialisée dans les connaissances sur les huiles essentielles et suis donc aromatologue. Je partage mes connaissances en me rendant au domicile de personnes qui veulent en savoir plus sur l’utilisation et les précautions d’emplois de ces superbes produits. Je suis également présente sur des salons de bien-être ou bio car je propose des produits de qualité. Je suis totalement indépendante.

Quels sont les chemins qui t’ont menés à cette activité ?

Je me suis trouvée à devoir changer de profession il y a 8 ans et je me suis très vite tournée vers le bien-être et les huiles essentielles.

Quels bienfaits pourront trouver les personnes venant te voir ?

Les personnes venant me voir cherchent souvent un conseil sur les huiles essentielles pouvant être utilisées face à une problématique personnelle. Elles souhaitent également en savoir plus pour pouvoir les utiliser sans dangers et connaître mieux leurs différentes utilisations. Il s’agit souvent de répondre à la ‘bobologie’ du quotidien ou d’apporter un mieux-être.

Comment se passe une rencontre avec toi ?

Très bien en général…. plus sérieusement je dois poser quelques questions pour pouvoir répondre aux questions qui me sont posées et à la problématique de la personne.

Tu as du rab’ ? (autre chose à ajouter ?)

Je suis passionnée par ce que je fais et continue à me former très régulièrement. J’espère pouvoir continuer longtemps à partager mes connaissances mais je me heurte à la difficulté de fidéliser les clients car c’est un produit ‘à la mode’ que l’on trouve partout. Merci pour ce temps de parole qui contribue me faire connaître.

Changeons les règles !

Nous parlons régulièrement avec les gens que nous croisons de notre démarche « zéro déchet », il était temps que nous fassions un article relatant notre expérience dans le domaine.

Une des facettes les plus significatives de cette transition tout en étant la moins visible, c’est le remplacement des serviettes hygiéniques jetables par des serviettes lavables.

Comme Aurélie n’a pas le temps de vous raconter son expérience, je vais le faire pour elle, de mon point de vue de compagnon de l’utilisatrice.

Bon, pour commencer, elles sont plutôt sympa ces serviettes : colorées, douces au toucher, rien d’agressif ou de dérangeant pour un mâle de base.

Coté utilisation, après une période d’adaptation pour se faire au ressenti du tissu, moins rassurant que la matière chimique ultra optimisée (surtout en terme de marketing), l’adoption s’est faite rapidement.

Niveau « logistique », c’est assez simple. Il faut certes un stock de départ assez important nécessitant un petit investissement pécuniaire (de l’ordre de 6 à 8 serviettes) pour faire une rotation pendant la période concernée, mais ça n’a rien de fastidieux : trempage et lavage à la main dans l’eau froide puis séchage après chaque utilisation, lavage en machine en fin de période. Et hop, toujours ça de moins dans la mer !

De mon point de vue d’observateur privilégié, il n’y a donc aucun point négatif concernant l’utilisation de ces produits naturels.

Bon, par contre, ça n’améliore pas le caractère de l’utilisatrice !

Yuka ? Y’a qu’à !

Un samedi matin, tandis que je m’escrimais à analyser la composition d’un paquet de gâteaux au rayon Bio de Auchan, un monsieur fort sympathique nous a abordé Aurélie et moi pour nous montrer l’application qu’il utilise afin de lui éviter cet exercice fastidieux : Yuka.

Il s’agit d’une application qui après un simple scan du code barre de l’article, va vous présenter le score de l’aliment en question. Je ne rentrerai pas trop dans les détails, mais ce score est basé à 60% sur l’aspect nutritionnel, à 30% sur la présence d’additifs toxiques et à 10% sur le bio.

Ce que nous aimons sur cette application, c’est qu’elle est factuelle et informative : elle dit ce qui est bon ou pas et pourquoi, ce qui permet ensuite de choisir de prendre ou pas le produit en question. Par exemple, s’il est orange (médiocre) parce qu’un peu trop gras et trop sucré mais qu’on en mange peu souvent et que ça fait plaisir, on prend. Par contre, le produit rouge (mauvais) parce qu’il y a des additifs cancérigènes (il y en a quelques-uns en bio), on trouve un substitut. Bref, Yuka facilite vraiment la vie.

Un autre point qui nous plait : lorsqu’on installe l’application, elle ne demande à accéder qu’à la caméra et non aux contacts, localisation et autres informations personnelles, gage que nos données ne seront pas revendues.

Si on ajoute, pour terminer, qu’on trouve sur leur site Yuka.io, un blog avec plein d’articles pratiques et pertinents, nous conclurons ainsi : Yuka, on est fans !!!

Il sort d’où ce poulet ???

Bonjour à toutes et à tous,

Je souhaite vous donner ici quelques astuces pour que vous puissiez savoir facilement comment a été élevée la volaille que vous achetez, que ce soit entière ou en découpe. Je ne rentre pas dans les détails pour que ça reste simple, vous pouvez trouver si vous le souhaitez plus de précision sur internet.
On peut classer les élevages dans trois catégories :

  • BIO : les volailles ont un parc extérieur, une durée de vie assez longue (81 jours minimum pour des poulets), sont nourris au 100% bio, sans OGM et avec au maximum un traitement antibiotique.
  • Fermier / plein air / en liberté : les volailles ont un parc extérieur, une durée de vie comme en bio mais leur nourriture est conventionnelle (pesticides), peut contenir des OGM (quand ce n’est pas le cas, c’est souvent marqué) et peuvent recevoir autant d’antibiotique que besoin.
  • Standard / certifié / aucune mention : les volailles passent leur vie dans un hangar sans accès extérieur, sans soleil naturel, vivent entre 30 et 60 jours en général, sont nourris très souvent avec des OGM (soja) pour les faire grandir plus vite et passent en général la moitié de leur vie sous antibiotique (ça les fait grossir). C’est la majorité de la volaille qu’on trouve à la découpe (escalopes de dindes, cuisses de poulet, etc.), en produits transformés (nuggets, cordon bleus, jambon de poulet, etc.) et dans les fast food (KFC, Mc Donald, etc.)

Donc, en gros, si y’a marqué ni BIO, ni fermier, ni plein air, que ce soit « élevé en France », « Pur filet » ou « le bon poulet », c’est de la volaille de hangar qui n’a pas vu le soleil mais a été gavé d’antibiotiques et d’OGM. Le choix vous revient.

A titre d’exemple, quand un poulet de « hangar » fait 2 kg de poids vif au bout de 30 jours, les poulets de mon jardin ressemble à ça au bout de 45 jours (on dirait des grosses cailles et ce sont pourtant des poulets « lourds ») : 

Poussins 06012018