Tu aimes les légumes ?

Et tu sais que les meilleurs légumes du monde, ce sont ceux que tu as fait pousser toi même avec tes petites mains pleines d’amour, de doigts et de terre !

Problème : tu n’as jamais jardiné, tu n’y connais rien, en vrai tu ne sais même pas nommer la moitié des légumes que tu vois au marché et en plus, tu n’as pas de jardin !

Or des Soucis va illuminer ta journée : nous te proposons une formation, dans notre jardin, pour apprendre à faire pousser les légumes façon permaculture sans pesticides, de t’exercer de nombreuses heures selon un planning personnalisé et même de rentrer avec une partie de la production pour pouvoir te faire de bonnes soupes en hiver, des salades en été et des poêlées quand tu souhaites, tout ça sous la guidance bienveillante d’une maraichère et formatrice professionnelle.

A cet instant, tu as les yeux qui brillent mais tu te dis : « Une telle formation ne doit pas être à la portée de ma bourse ! » Que nenni ! C’est une proposition GRATUITE !!!

Alors tu te dis : « elle est où l’arnaque ? » Ben y’en a pas. En fait, on souhaite faire un potager partagé pour avoir du renfort au jardin et partager l’abondance que nous offre la Terre.

Le « casting » est clos pour le moment.

Sec, le mois d’août 2019 ???

Et bien non, c’est juste une impression ! En fait, chez nous, c’est le mois d’août le plus humide de ces 3 dernières année.

Du coup, pas de sécheresse ? Et bien si, nous avons d’ailleurs dû recourir à un arrosage soutenu des légumes et même des haies, y compris certaines plantées il y a 2 ou 3 ans !

Alors c’est quoi le soucis ? Les précipitations du printemps ! Moitié moins de pluies de janvier à juin (257mm contre 508mm). Si on prend de mars à juin, les 150 mm manquant représentent 30 jours d’arrosage !

Pluies 082019

Point supplémentaire non visible dans le pluviomètre, il y a eu beaucoup de vent très sec en juin et juillet qui a absorbé la rosée avant qu’elle n’entre dans le sol et a beaucoup augmenté l’évapotranspiration des plantes.

Ceci est juste un constat et je ne ferai pas d’hypothèse sur la cause de cette sécheresse exceptionnelle, j’espère juste qu’elle ne se reproduira pas l’année prochaine …

Belle journée à tous.

Mon amie Osmie

Bonjour à toutes et tous,

Au jardin comme au verger, on cultive du végétal mais vous le savez sans doute, pour tout légume ou fruit obtenu à partir d’une fleur, il faut un pollinisateur ! Il s’agit d’un insecte qui en venant se nourrir du nectar des fleurs de vos pommiers, tomates ou fèves, va permettre aux gamètes mâles et femelles des plantes de se rencontrer.

Les plus connues sont bien sûr les abeilles domestiques, venant des ruches alentours. Cependant, bien qu’importantes, vous ne pouvez pas compter que sur ces dernières. En effet, elles arrivent tardivement et peuvent préférer les champs à votre petit jardin.

Par contre, il y a des pollinisateurs sauvages que l’on peut assez facilement fidéliser au jardin. Parmi ceux-ci, l’osmie.

L’osmie est une petite abeille sauvage solitaire qui a de nombreux avantages : elle est une des premières à venir se nourrir au jardin et elle est facile à faire nicher chez vous. En plus, elle est dénuée de toute agressivité !

Comment la garder au jardin ? L’osmie est une abeille qui niche dans des petits trous : dès qu’elle trouve une galerie qui fait entre 6 et 10 mm de diamètre, elle va y installer son nid. Vous pourrez alors l’observer y entrer tantôt en marche arrière pour pondre un œuf et en marche avant pour lui déposer de la nourriture et sceller la loge. Elle va ainsi laisser plusieurs futurs osmie mâles et femelles qui vont naitre, se transformer en nymphes puis en adultes et vont rester dans leurs petits nids tout l’hiver pour sortir au printemps suivant et venir polliniser votre jardin la saison prochaine.

Aussi, afin que la génération suivante survive et reste dans votre petit paradis, il faut deux choses : lui proposer des nids et de la nourriture.

Pour les nids, de simples buches percées ou des morceaux de bambous coupés feront l’affaire, que ce soit dans un hôtel à insectes ou en simple tas.

Pour la nourriture, il faut des fleurs précoces pour sustenter les jeunes adultes en attendant les premières cultures. Le mieux est d’observer quelles sont les premières fleurs proches de votre jardin. En ce qui nous concerne, nous avons laissé deux vieux cerisiers dont les fruits ne sont pas très bons mais qui fleurissent tôt en abondamment. Il peut aussi s’agir de « mauvaises herbes » comme le gaillet graton. A défaut, planter une zone fleurie trouvera tout son sens.

Bien sûr, en bonne abeille « sauvage », l’osmie se débrouille très bien toute seule. Mais elle est souvent victime des pesticides et appréciera fortement d’avoir un logis sain avec du nectar à volonté pour s’y installer.

Alors chouchoutez là et elle vous le rendra !

Ah, par contre, si vous n’en voyez pas par chez vous, pas de panique, il y a d’autres pollinisateurs sauvages qui pourront la remplacer ou la seconder …

A bientôt.